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IFI et transmission : ce que la SCI et le démembrement ne font pas

Sep 3, 2026 | Héritage - Succession

L'impôt sur la fortune immobilière frappe les foyers dont le patrimoine immobilier net dépasse 1 300 000 € au 1er janvier. Contrairement à une croyance largement répandue, ni le démembrement de propriété ni la détention par une société civile ne permettent d'en sortir.

Le mécanisme est explicite : l'usufruitier reste imposé sur la valeur du bien en pleine propriété, comme s'il n'avait rien transmis. Les parts de société civile entrent dans l'assiette à hauteur de la fraction immobilière détenue. Un parent qui a donné la nue-propriété de tout son patrimoine à ses enfants continue donc de déclarer et de payer sur l'intégralité.

Plus contre-intuitif encore, l'opération de transmission peut aggraver la situation. L'acte de donation impose une évaluation actualisée du bien, souvent supérieure à la valeur que le contribuable retenait jusque-là, et peut révéler un franchissement de seuil resté invisible. Cet article détaille ces mécanismes, la seule voie de sortie réellement praticable, et l'arbitrage patrimonial que l'IFI oblige à poser.

Source : cet article est tiré d'une interview avec Maître Adrien Chambrey, notaire depuis plus de quinze ans, et Gaspard Treuil, ingénieur patrimonial, dans l'épisode « Héritage immobilier : les stratégies légales pour payer beaucoup moins d'impôts » du podcast Ingefii.

Points clés à retenir

  • L'usufruitier déclare la valeur en pleine propriété en application de l'article 968 du CGI. Le nu-propriétaire ne déclare rien : donner la nue-propriété ne réduit donc pas l'IFI du donateur.
  • Trois exceptions seulement permettent la répartition de la charge entre usufruitier et nu-propriétaire, dont l'usufruit légal du conjoint survivant issu d'une succession.
  • Les parts de SCI sont imposables à hauteur de la valeur des actifs immobiliers détenus, au prorata des droits de l'associé. La société n'offre aucune sortie d'assiette.
  • Le seuil de 1 300 000 € produit un effet de marche : une fois franchi, le barème s'applique dès 800 000 € au taux de 0,50 %, puis 0,70 % au-delà de 1 300 000 €.
  • La donation révèle une valeur actualisée et opposable, ce qui peut faire apparaître un franchissement de seuil que des estimations anciennes masquaient.
  • Seule l'affectation à une activité professionnelle fait réellement sortir un bien de l'assiette, avec des conditions strictes et des conséquences qui dépassent largement la fiscalité.

Ce que l'IFI taxe réellement en 2026

Le champ d'application et le seuil

L'impôt sur la fortune immobilière s'applique aux personnes physiques dont la valeur nette du patrimoine immobilier taxable excède 1 300 000 € au 1er janvier de l'année d'imposition. Le seuil s'apprécie au niveau du foyer fiscal IFI, qui regroupe les époux, les partenaires de PACS et les concubins notoires, ainsi que leurs enfants mineurs. Les enfants majeurs, même rattachés au foyer pour l'impôt sur le revenu, constituent un foyer distinct.

L'assiette comprend l'immobilier détenu directement, les droits réels immobiliers, et l'immobilier détenu indirectement à travers des sociétés à prépondérance immobilière. La résidence principale bénéficie d'un abattement de 30 % sur sa valeur vénale, à condition d'être effectivement occupée à ce titre. Les liquidités, les valeurs mobilières et les biens meubles restent en dehors du champ.

Un effet de seuil rarement anticipé

Le mécanisme du barème surprend fréquemment les contribuables qui franchissent le seuil pour la première fois. L'imposition ne se déclenche qu'à partir de 1 300 000 € de patrimoine net, mais le barème s'applique alors rétroactivement dès 800 000 €.

Fraction de la valeur nette taxableTaux applicable
Jusqu'à 800 000 €0 %
De 800 001 € à 1 300 000 €0,50 %
De 1 300 001 € à 2 570 000 €0,70 %
De 2 570 001 € à 5 000 000 €1 %
De 5 000 001 € à 10 000 000 €1,25 %
Au-delà de 10 000 000 €1,50 %

Concrètement, un foyer dont le patrimoine immobilier net atteint 1 310 000 € ne paie pas sur les 10 000 € excédentaires mais sur la totalité de la fraction supérieure à 800 000 €, soit environ 2 570 €. Franchir le seuil de quelques milliers d'euros coûte donc immédiatement plusieurs milliers d'euros d'impôt annuel. Un dispositif de décote atténue cet effet dans la zone immédiatement supérieure au seuil, sans le supprimer.

Pourquoi le démembrement ne réduit pas l'IFI du donateur

La règle de l'article 968 du CGI

L'article 968 du Code général des impôts pose un principe qui prend le contrepied du droit civil : en cas de démembrement, c'est l'usufruitier qui déclare le bien pour sa valeur en pleine propriété. Le nu-propriétaire, pourtant titulaire d'un droit réel dont la valeur peut représenter 60 % du bien, ne déclare rien.

Cette règle rend le démembrement fiscalement neutre au regard de l'IFI. Un parent de 62 ans qui donne la nue-propriété d'un immeuble de 1 500 000 € à ses enfants a fait sortir 900 000 € de l'assiette des droits de succession, mais il continue de déclarer 1 500 000 € au titre de l'IFI. La logique diffère complètement de celle du barème de l'article 669, qui gouverne les droits de mutation.

L'erreur de raisonnement la plus fréquente

Beaucoup de contribuables établissent une équivalence intuitive entre les deux impôts et supposent que la valeur transmise sort de partout à la fois. Le raisonnement est cohérent, mais il ne correspond pas au texte. Le législateur a précisément voulu éviter que le démembrement ne devienne un instrument de sortie d'assiette, tout en le laissant pleinement opérant sur les droits de mutation à titre gratuit, dont le calcul dépend de l'âge du donateur au jour de l'acte.

Il en résulte une conséquence favorable pour la génération suivante : les enfants nus-propriétaires n'ont rien à déclarer tant que l'usufruit subsiste. Ils n'entrent dans le champ de l'IFI qu'au décès du parent, au moment où la pleine propriété se reconstitue sur leur tête. Le démembrement diffère donc leur exposition sans l'annuler.

Les trois exceptions où la charge se répartit

L'usufruit légal du conjoint survivant

La première exception, et de loin la plus fréquente, concerne le démembrement issu d'une succession lorsque le conjoint survivant a opté pour l'usufruit de la totalité des biens. Dans ce cas, chacun déclare la valeur de son propre droit, calculée selon le barème de l'article 669 en fonction de l'âge de l'usufruitier.

L'effet peut être considérable. Sur une résidence secondaire valorisée 1 500 000 € avec une veuve de 67 ans et deux enfants, l'usufruitière déclare 40 % de la valeur, soit 600 000 €, et chaque enfant déclare 450 000 €. Cette dispersion permet fréquemment à chaque intéressé de rester sous le seuil de 1 300 000 €, là où une déclaration unique en pleine propriété aurait déclenché l'impôt.

Les deux autres cas

La deuxième exception vise les usufruits constitués au profit de l'État, d'un département, d'une commune ou de certains établissements publics. La troisième concerne les démembrements consentis à titre onéreux au profit d'une personne qui n'est pas héritier présomptif du vendeur, situation qui se rencontre notamment dans certaines opérations de vente de nue-propriété à un investisseur tiers.

Ces exceptions sont d'interprétation stricte et ne peuvent pas être reconstituées artificiellement. Une donation classique de nue-propriété aux enfants, quelle que soit la manière dont elle est habillée, relève du principe et non de l'exception.

Les parts de SCI restent dans l'assiette

Le mécanisme de la fraction immobilière

Les parts de société civile immobilière entrent dans l'assiette de l'IFI à hauteur de la valeur des actifs immobiliers détenus par la société, proportionnellement aux droits de l'associé. Un associé détenant 50 % d'une SCI propriétaire d'un immeuble de 1 000 000 € déclare 500 000 €, sous réserve des dettes déductibles.

La société ne crée donc aucun écran. Elle apporte en revanche deux éléments techniques : la possibilité d'appliquer une décote d'illiquidité sur la valeur des parts, admise par la jurisprudence lorsqu'elle est justifiée par la difficulté réelle de céder des titres non cotés, et la déduction des dettes bancaires portées par la société.

Les limites posées aux dettes déductibles

La déduction du passif est encadrée. L'emprunt bancaire externe est intégralement déductible, sous réserve du mécanisme de plafonnement applicable aux patrimoines supérieurs à 5 000 000 € fortement endettés. En revanche, les dettes contractées auprès du cercle familial ou d'entités contrôlées par le redevable font l'objet de clauses anti-abus, introduites aux paragraphes II à IV de l'article 973 du CGI.

Ces dispositions neutralisent notamment la déductibilité des comptes courants d'associés lorsqu'ils servent en réalité à créer artificiellement un passif. Le financement bancaire externe reste donc préférable, y compris pour des raisons qui dépassent l'IFI, comme nous l'expliquons dans notre article sur les conditions dans lesquelles une SCI familiale améliore réellement une transmission immobilière.

Un point à ne pas négliger : la perte de l'abattement de 30 %

L'abattement de 30 % applicable à la résidence principale suppose une détention directe par le redevable. Placer sa résidence principale dans une SCI fait perdre cet avantage, ce qui peut représenter plusieurs centaines de milliers d'euros de base taxable sur un bien de valeur élevée. C'est l'un des arguments les plus solides contre l'apport de la résidence principale à une société civile.

La seule vraie voie de sortie : l'activité professionnelle

Le régime des biens professionnels

Les immeubles affectés à l'activité professionnelle principale du redevable sont exclus de l'assiette de l'IFI. Cette exonération suppose que l'activité soit industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale, qu'elle soit exercée à titre principal et qu'elle génère des revenus effectifs. Les conditions sont appréciées strictement par l'administration.

Appliqué à un bien de nature résidentielle, ce régime suppose de basculer d'une logique de location nue vers une véritable exploitation commerciale. La para-hôtellerie en constitue l'exemple type : une résidence secondaire transformée en hébergement touristique avec fourniture de prestations de services caractérisées peut relever de ce régime, sous réserve de remplir l'ensemble des critères.

Un changement de nature, pas une optimisation

Il faut mesurer ce que cette bascule implique. Le bien cesse d'être un patrimoine d'usage pour devenir un outil d'exploitation, avec les obligations qui en découlent : assujettissement à la TVA en para-hôtellerie, cotisations sociales, comptabilité commerciale, cotisation foncière des entreprises, et surtout une disponibilité du bien fortement réduite pour la famille.

La maison de vacances familiale qui devient une location de courte durée exploitée à plein régime n'est plus le même actif. La question n'est donc pas de savoir si le montage fonctionne, mais s'il correspond au projet des propriétaires. Dans la majorité des cas, la réponse est négative, et l'IFI doit être accepté comme un coût de portage du patrimoine.

Le piège de la donation qui fait franchir le seuil

Pourquoi la donation révèle une valeur

Un grand nombre de contribuables déclarent leur patrimoine immobilier sur la base d'estimations anciennes, parfois vieilles de plusieurs années, souvent proches du prix d'acquisition. Tant qu'aucun acte n'intervient, cette inertie passe généralement inaperçue.

Une donation change la donne. L'acte notarié impose une évaluation actualisée du bien, établie par un professionnel et rendue opposable. Une maison acquise 400 000 € il y a vingt ans et déclarée à cette valeur peut se révéler valoir 900 000 €. L'écart, brutalement matérialisé, peut suffire à faire franchir le seuil de 1 300 000 € au foyer.

L'effet ciseau propre à la transmission

La situation crée un paradoxe. Le parent qui transmet la nue-propriété réduit fortement la facture successorale future, mais il continue de déclarer la pleine propriété à l'IFI, désormais à une valeur actualisée. L'opération améliore la transmission tout en aggravant l'imposition annuelle courante.

Cet effet n'invalide pas la donation, dont l'économie de droits de mutation reste généralement supérieure. Il impose simplement de le chiffrer avant de signer, et non de le découvrir sur l'avis d'imposition suivant. Un audit préalable qui compare le coût annuel de l'IFI sur la durée de vie estimée du donateur à l'économie de droits obtenue constitue le minimum méthodologique.

La valeur déclarée relève du contribuable

Une déclaration annuelle et volontaire

L'IFI repose sur une déclaration du redevable, souscrite en annexe de la déclaration de revenus. C'est au contribuable qu'il revient d'évaluer chacun de ses biens à leur valeur vénale au 1er janvier. Aucune administration ne lui transmet une valorisation préétablie de son patrimoine immobilier.

Cette obligation déclarative ne doit pas être confondue avec le service de gestion des biens immobiliers accessible depuis l'espace personnel en ligne, qui porte sur la situation d'occupation des locaux et sert au calcul de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires. Ce service ne recueille pas de valorisation et ne dispense en rien de l'évaluation annuelle pour l'IFI.

Une sous-déclaration de moins en moins tenable

Les données de transaction sont aujourd'hui centralisées et croisées automatiquement. Un bien déclaré à une valeur manifestement inférieure aux prix constatés dans le même secteur constitue un signal aisément détectable, et l'écart apparaît immédiatement lorsqu'une vente ou une donation intervient. La logique est la même que celle qui s'applique à l'évaluation dans un acte, développée dans notre article sur l'arbitrage entre droits de donation et imposition de la plus-value immobilière.

La prudence commande d'actualiser périodiquement l'estimation de chaque bien, en s'appuyant sur des comparables documentés, plutôt que de reconduire mécaniquement un chiffre ancien. Cette actualisation a également une vertu patrimoniale : elle donne une vision juste du poids réel de l'immobilier dans le patrimoine global.

Garder ou vendre : l'arbitrage que l'IFI impose

Le coût de portage complet d'un bien

L'IFI oblige à poser une question que beaucoup de familles évitent : ce bien mérite-t-il d'être conservé ? Le raisonnement doit intégrer l'ensemble des coûts de détention, qui dépassent largement l'impôt sur la fortune : taxe foncière, charges de copropriété, entretien, travaux de mise aux normes énergétiques, assurance, et le cas échéant IFI.

Face à ces coûts, il faut placer le rendement effectif. Une résidence secondaire peu utilisée ne produit aucun revenu et consomme plusieurs milliers d'euros par an. Un bien locatif dont le rendement brut ne couvre plus la charge réelle pose la même question, comme le montre l'analyse des conditions dans lesquelles un rendement locatif brut de 5 % ne suffit plus à couvrir la charge réelle.

Distinguer le bien de famille du bien de rendement

La distinction structurante n'est pas financière mais patrimoniale. Un bien de famille, chargé d'histoire et que les générations suivantes souhaitent réellement conserver, n'a pas à être arbitré sur son seul rendement. Un bien acquis pour produire des revenus doit en revanche être jugé sur ce critère, et cédé s'il ne le remplit plus.

L'erreur la plus coûteuse consiste à transmettre par défaut un bien dont personne ne veut. Une maison héritée trois générations plus tôt, jamais occupée, coûteuse en taxe foncière et en entretien, et générant de l'IFI, constitue un cadeau empoisonné pour les enfants. La discussion familiale sur l'attachement réel à chaque actif doit précéder toute décision de structuration.

Ce que permet une cession suivie d'une transmission financière

Vendre un bien peu utile et transmettre le produit de la vente ouvre des voies fermées à l'immobilier. Le don familial de sommes d'argent bénéficie d'un abattement propre qui se cumule avec l'abattement en ligne directe, dont les conditions sont détaillées dans notre article sur le don familial exonéré et ses règles de cumul. L'assurance-vie dispose de son propre régime de transmission, distinct des droits de succession.

Surtout, les actifs financiers sortent intégralement de l'assiette de l'IFI, à l'exception des unités de compte investies en supports immobiliers. Un arbitrage partiel de l'immobilier vers le financier réduit donc simultanément le coût de portage annuel et la complexité de la transmission. Cette réflexion doit s'inscrire dans une revue globale du patrimoine, dans l'esprit de l'audit patrimonial qui doit précéder tout choix de produit.

FAQ – IFI, démembrement et société civile

Donner la nue-propriété permet-il de réduire son IFI ?

Non. L'article 968 du CGI prévoit que l'usufruitier déclare le bien pour sa valeur en pleine propriété, le nu-propriétaire ne déclarant rien. Un parent qui donne la nue-propriété de son patrimoine à ses enfants continue donc de payer l'IFI sur l'intégralité de la valeur. L'opération réduit fortement les droits de succession futurs, mais elle est neutre au regard de l'impôt annuel.

Les parts de SCI échappent-elles à l'impôt sur la fortune immobilière ?

Non. Les parts de société civile immobilière entrent dans l'assiette à hauteur de la valeur des actifs immobiliers détenus par la société, au prorata des droits de l'associé. La détention sociétaire permet toutefois de déduire les dettes bancaires portées par la société et, dans certains cas, d'appliquer une décote d'illiquidité justifiée. Elle fait en revanche perdre l'abattement de 30 % attaché à la résidence principale.

Quel est le seuil de l'IFI en 2026 et comment fonctionne le barème ?

Le seuil d'entrée est fixé à 1 300 000 € de patrimoine immobilier net au 1er janvier, apprécié au niveau du foyer fiscal. Une fois ce seuil franchi, le barème s'applique dès 800 000 € : 0,50 % de 800 001 € à 1 300 000 €, puis 0,70 % jusqu'à 2 570 000 €, et ainsi de suite jusqu'à 1,50 % au-delà de 10 000 000 €. Ce mécanisme crée un effet de marche significatif au franchissement du seuil.

Les enfants nus-propriétaires paient-ils l'IFI ?

Non, tant que l'usufruit subsiste. Le nu-propriétaire n'a rien à déclarer au titre du bien démembré, sauf dans les trois cas d'exception prévus à l'article 968 du CGI, dont le principal est l'usufruit légal recueilli par le conjoint survivant dans une succession. Les enfants entrent dans le champ de l'IFI au décès du parent usufruitier, lorsque la pleine propriété se reconstitue sur leur tête.

Une donation peut-elle faire entrer dans l'IFI ?

Oui, indirectement. L'acte de donation impose une évaluation actualisée du bien, établie par un professionnel et opposable à l'administration. Un contribuable qui déclarait jusque-là des valeurs anciennes peut découvrir que son patrimoine réel dépasse le seuil de 1 300 000 €. L'économie de droits de succession reste généralement supérieure au surcoût d'IFI, mais l'arbitrage doit être chiffré avant la signature de l'acte.

Comment sortir un bien immobilier de l'assiette de l'IFI ?

La seule voie réellement praticable consiste à affecter le bien à une véritable activité professionnelle industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale, exercée à titre principal. Pour un bien résidentiel, cela suppose de basculer vers une exploitation de type para-hôtelier avec fourniture de prestations caractérisées. Ce changement emporte des obligations lourdes, notamment en matière de TVA, de cotisations sociales et de comptabilité, et prive la famille de la libre disposition du bien.

Cet article est publié à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé. L'évaluation d'un patrimoine immobilier et l'appréciation d'un franchissement de seuil supposent une analyse complète de la situation du foyer. Pour toute question relative à l'impôt sur la fortune immobilière, nous vous recommandons de consulter un avocat fiscaliste ou un conseiller en gestion privée de patrimoine.

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