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Coût du capital et IA : CoreWeave à 10 %, la Chine à 1,68 %

Le coût du capital est le rendement minimum qu'une entreprise doit offrir à ses prêteurs et à ses actionnaires pour financer ses investissements. Pendant les années de taux bas, il était devenu une variable presque invisible dans la course à l'intelligence artificielle. Avec un taux à 10 ans américain au-dessus de 5 %, il redevient un critère décisif.

Le contraste est saisissant. Début août 2026, CoreWeave, loueur de puissance de calcul dédiée à l'IA, a dû emprunter 2,6 milliards de dollars à un rendement supérieur à 10 %. Au même moment, la Chine finance ses propres infrastructures avec un taux souverain à 10 ans de 1,68 %. Entre les deux, les grands hyperscalers américains continuent de se financer à des conditions confortables.

Cet article explique comment se finance l'infrastructure de l'IA, pourquoi la hausse des taux ne frappe pas tous les acteurs de la même manière, à partir de quel niveau un projet cesse d'être viable, en quoi la Chine dispose d'un avantage financier inattendu, et ce que ce nouveau paramètre change pour sélectionner ses investissements dans la tech.

Source : cet article est tiré de l'analyse de marché hebdomadaire menée avec Chauncey Schmitt, Directeur de la Gestion Privée chez Ingefii, dans l'épisode « Les deux scénarios possibles pour les marchés » du podcast Ingefii.

Points clés à retenir

  • Deux modèles de financement : les hyperscalers financent l'IA d'abord sur leurs free cash flows, complétés par du crédit, tandis que des acteurs spécialisés comme CoreWeave reposent presque entièrement sur la dette.
  • La mécanique des spreads : un emprunteur paie le taux sans risque plus une prime propre à sa signature ; plus il est fragile, plus cette prime s'alourdit sur des taux de base déjà élevés.
  • CoreWeave, cas d'école : 2,6 milliards de dollars empruntés à plus de 10 % début août 2026, avec des protections contractuelles inédites depuis dix ans et une charge d'intérêts absorbant près de la moitié de l'excédent d'exploitation.
  • L'avantage chinois : avec un 10 ans à 1,68 %, la Chine dispose de plus de 3 points d'écart de coût du capital avec les États-Unis, et d'une énergie moins chère.
  • La qualité de bilan redevient un critère : au sein de la tech, la hiérarchie des risques se creuse entre ceux qui financent leurs capex sur leur trésorerie et ceux qui empruntent.

Le coût du capital, variable oubliée de la course à l'IA

La course à l'intelligence artificielle est d'abord une course aux infrastructures : data centers, achats de puces, raccordements électriques, systèmes de refroidissement. Ces investissements, que l'on désigne sous le terme de capex (dépenses d'investissement), mobilisent des sommes colossales, avec Nvidia comme principal bénéficiaire des achats de puces. Leur rentabilité dépend de deux paramètres : ce que ces infrastructures rapporteront, et ce qu'elles coûtent à financer.

Pourquoi le coût du financement revient-il au premier plan ?

Le coût du financement revient au premier plan parce que les taux d'intérêt ont atteint des niveaux inédits depuis près de vingt ans. Mi-septembre 2026, le taux à 10 ans américain s'établit à 5,04 %, un niveau plus vu depuis 2007. Ce taux sert de référence à l'ensemble des financements de l'économie : quand il monte, le coût du crédit augmente mécaniquement pour les ménages, pour les entreprises, et donc aussi pour les acteurs de l'IA.

Cet effet de contagion est progressif mais inévitable. Les financements déjà en place à taux fixe ne sont pas immédiatement touchés, mais chaque nouveau projet, chaque refinancement et chaque émission obligataire se fait désormais aux nouvelles conditions. Pour une industrie qui doit lever des capitaux en permanence pour suivre le rythme des innovations, cette hausse pèse directement sur l'équation économique.

Pourquoi les taux et l'IA sont-ils étroitement liés ?

Les taux et l'IA sont liés dans les deux sens. D'un côté, la hausse des taux renchérit le financement de l'IA. De l'autre, les besoins de financement de l'IA contribuent à la hausse des taux : les hyperscalers émettent massivement du papier obligataire pour financer leurs infrastructures, et entrent ainsi en concurrence avec les États, qui financent eux-mêmes transition écologique, défense et réindustrialisation. Cette concurrence inédite entre emprunteurs est l'une des causes de fond de la tension actuelle sur les taux longs.

Comment se finance l'infrastructure de l'IA

Le financement de l'infrastructure de l'IA repose sur deux modèles très différents, qui réagissent de manière opposée à la hausse des taux. Comprendre cette distinction est la clé pour évaluer la solidité des différents acteurs du secteur.

Comment les hyperscalers financent-ils leurs data centers ?

Les hyperscalers, c'est-à-dire les géants du cloud comme Microsoft, Alphabet, Amazon ou Meta, financent leurs infrastructures d'abord sur leurs free cash flows. Le free cash flow est la trésorerie générée par l'activité opérationnelle après déduction des investissements courants. Ces entreprises disposent de métiers historiques très rentables (publicité, logiciels, commerce en ligne) qui génèrent chaque année des dizaines de milliards de dollars de liquidités.

Aujourd'hui, ces liquidités sont presque entièrement réinvesties dans l'IA, et elles ne suffisent plus. Les hyperscalers complètent donc leurs ressources par des émissions obligataires de plusieurs dizaines de milliards de dollars. Ces montants paraissent considérables, mais ils restent modestes rapportés à la taille de leurs bilans. Les enjeux de cet endettement sont détaillés dans notre article sur le financement de la course à l'IA par la dette et l'amortissement chez les hyperscalers.

Sur quoi reposent les acteurs spécialisés comme CoreWeave ?

Les acteurs spécialisés, parfois appelés néo-clouds, reposent presque entièrement sur la dette. CoreWeave, loueur de puissance de calcul, en est l'exemple le plus emblématique. Ces entreprises achètent des puces, construisent ou louent des data centers, puis revendent de la capacité de calcul aux développeurs de modèles d'IA et aux grandes entreprises. Faute de métier historique générateur de trésorerie, elles financent leur croissance par l'emprunt, souvent gagé sur les puces elles-mêmes.

CritèreHyperscalersActeurs spécialisés (néo-clouds)
Source principale de financementFree cash flows des métiers historiquesDette, souvent gagée sur les puces
Recours au créditComplémentQuasi exclusif
Qualité de signatureTrès bien notéePlus fragile
Sensibilité à la hausse des tauxModéréeÉlevée
Risque en cas de retournementRéduction des capexRemise en cause de la viabilité

La capacité des hyperscalers à continuer de financer ces investissements dépend in fine de la monétisation de l'IA, un sujet que nous avons analysé à travers le free cash flow des hyperscalers et la question de la monétisation.

La mécanique des spreads : tous les emprunteurs ne sont pas égaux

Le spread de crédit est l'écart entre le taux auquel emprunte une entreprise et le taux sans risque de référence, généralement celui de l'État. Il mesure la prime de risque que les investisseurs exigent pour prêter à cette entreprise plutôt qu'à l'État. Plus l'emprunteur est jugé fragile, plus le spread est élevé.

Comment se calcule le taux d'emprunt d'une entreprise ?

Le taux d'emprunt d'une entreprise se décompose en deux éléments : le taux sans risque, qui dépend de la conjoncture et de la politique monétaire, et la prime de risque, qui dépend de la solidité propre de l'emprunteur. Une entreprise très bien notée paie une prime faible, une entreprise plus risquée une prime élevée. Ce schéma explique pourquoi la hausse des taux ne pèse pas de la même manière sur tous les acteurs.

La hausse du taux sans risque s'applique à tout le monde, mais son poids relatif varie. Pour un hyperscaler dont la prime est faible, passer d'un taux de base de 4 % à 5 % reste supportable. Pour un emprunteur fragile, la prime élevée s'ajoute à des taux de base déjà élevés, et le coût total devient rapidement dissuasif.

Profil d'emprunteurTaux sans risquePrime de risqueCoût total du financement
Hyperscaler très bien notéEnviron 5 %FaibleConditions convenables
Entreprise tech de qualité moyenneEnviron 5 %IntermédiaireNettement plus élevé
Acteur spécialisé fortement endettéEnviron 5 %ÉlevéeAu-delà de 10 % dans le cas de CoreWeave

Pourquoi les spreads peuvent-ils s'écarter brutalement ?

Les spreads peuvent s'écarter brutalement parce que la prime de risque n'est pas figée : elle dépend de l'appétit des investisseurs. En période d'euphorie, les prêteurs acceptent des primes faibles et des conditions souples. Quand le climat se tend, ils exigent davantage de rémunération et de garanties. Un double mouvement peut alors frapper les emprunteurs fragiles : hausse du taux de base et élargissement de la prime en même temps.

CoreWeave : 2,6 milliards de dollars à plus de 10 %

L'émission obligataire de CoreWeave de début août 2026 illustre concrètement le durcissement des conditions de financement pour les acteurs de l'IA les plus endettés. Elle constitue un signal d'alerte que les investisseurs du secteur auraient tort d'ignorer.

Que s'est-il passé lors de l'émission de CoreWeave ?

Début août 2026, CoreWeave a emprunté 2,6 milliards de dollars à un rendement supérieur à 10 %. L'opération ne s'est pas déroulée comme prévu : les investisseurs ont d'abord refusé les conditions initiales proposées par l'entreprise, puis ont exigé des protections contractuelles (appelées covenants) qu'on n'avait plus vues depuis une dizaine d'années sur ce marché. Un covenant est une clause qui impose à l'emprunteur des limites, par exemple sur son niveau d'endettement, sous peine de remboursement anticipé.

Le calendrier ajoute à la portée du signal. Cette émission a eu lieu début août, juste avant la flambée de près de 45 jours des taux longs. Depuis, la pression haussière sur les taux s'est encore intensifiée, ce qui laisse penser qu'une émission comparable se ferait aujourd'hui à des conditions encore plus exigeantes.

Quel poids représentent les intérêts pour CoreWeave ?

Pour CoreWeave, la charge d'intérêts absorbe déjà près de la moitié de l'excédent d'exploitation, c'est-à-dire du résultat dégagé par l'activité avant frais financiers. Concrètement, sur chaque dollar de résultat opérationnel, près de 50 centimes servent à rémunérer les prêteurs. Cette proportion laisse une marge de manœuvre réduite en cas de ralentissement de l'activité ou de nouvelle hausse des taux.

Le cas de CoreWeave n'est pas nécessairement représentatif de tout le secteur, mais il éclaire les fragilités d'un modèle économique bâti sur la dette dans un environnement de taux durablement élevés. Il montre aussi que le marché du crédit commence à faire la différence entre les signatures, ce qui est sain mais potentiellement douloureux pour les acteurs les moins solides.

Quand un projet d'IA cesse-t-il d'être viable ?

Un projet d'investissement est viable lorsque son taux de rendement attendu dépasse significativement son coût de financement. Cette règle de base de la finance d'entreprise s'applique à un data center comme à une usine : si l'infrastructure rapporte moins que ce qu'elle coûte à financer, elle détruit de la valeur pour l'actionnaire.

Quel rendement faut-il pour justifier un financement à 10 % ?

Pour justifier un financement à plus de 10 %, un projet doit dégager un rendement nettement supérieur, en intégrant le risque d'exécution, l'obsolescence rapide des puces et l'incertitude sur les prix futurs de la puissance de calcul. À ce niveau, la barre devient très haute. Les puces d'IA se déprécient vite, car chaque nouvelle génération rend la précédente moins compétitive, ce qui raccourcit la durée pendant laquelle l'investissement doit être rentabilisé.

Cette équation entretient la thèse selon laquelle certains projets deviendraient tout simplement non viables à ce niveau de taux. Si la situation devait se durcir encore, des projets pourraient être reportés, redimensionnés ou abandonnés, en commençant par ceux portés par les acteurs les plus endettés.

Faut-il craindre une vague d'annulations de projets ?

Une vague d'annulations de projets est le scénario du pire, pas le scénario central. Chauncey Schmitt tient à le préciser : il mérite d'être posé, mais il ne constitue pas l'hypothèse la plus probable. Sa réalisation supposerait que les taux longs restent durablement au-dessus de 5 %, voire continuent de monter, pendant de nombreux mois. Or plusieurs forces pourraient provoquer une détente, comme le détaille notre article pilier sur les deux scénarios possibles entre la hausse des taux et la résilience des actions.

La Chine à 1,68 % : un avantage financier inattendu

Le coût du capital n'est pas seulement un enjeu de sélection entre entreprises : il devient un enjeu géopolitique. Pendant que l'Amérique construit son infrastructure d'IA avec un coût du capital supérieur à 5 %, la Chine finance la sienne avec un taux à 10 ans de 1,68 %, proche de ses plus bas depuis mi-2025.

Pourquoi les taux chinois sont-ils si bas ?

Les taux chinois sont bas parce que l'économie chinoise traverse une période de faiblesse. Engluée dans une crise immobilière dont elle peine à sortir, confrontée à une inflation très faible et à une consommation intérieure atone, la Chine bénéficie d'une banque centrale accommodante et de taux durablement bas. Le paradoxe est frappant : c'est précisément la fragilité de l'économie chinoise qui lui offre un coût de financement très favorable.

L'écart dépasse 3 points de coût du capital avec les États-Unis. Sur des investissements de plusieurs centaines de milliards, cette différence représente un avantage compétitif considérable : un data center financé à crédit coûte nettement moins cher à Shanghai qu'en Virginie.

Quels autres avantages la Chine possède-t-elle ?

La Chine dispose également d'une énergie moins chère, portée notamment par des investissements massifs dans le solaire. Or les data centers sont extrêmement gourmands en électricité : le coût de l'énergie est l'un des principaux postes de dépenses d'une infrastructure d'IA. Combiné à un coût du capital plus faible, cet avantage rend le contexte financier chinois paradoxalement plus favorable au déploiement de l'infrastructure IA que le contexte américain.

FacteurÉtats-UnisChine
Taux souverain à 10 ans (mi-septembre 2026)5,04 %1,68 %
Contexte d'inflationAnticipations en hausseInflation très faible
Coût de l'énergiePlus élevéPlus faible, porté par le solaire
Accès aux puces les plus avancéesOuiRestreint par les contrôles à l'export

Les États-Unis gardent-ils l'avantage ?

Les États-Unis conservent un avantage technologique décisif, notamment grâce à Nvidia, qui n'a pas le droit de vendre ses puces les plus avancées à la Chine. C'est ce verrou qui permet à l'Amérique de garder une courte tête d'avance. Mais la partie est loin d'être jouée, et c'est précisément ce différentiel de coût du capital qui nourrit l'inquiétude de Washington. Il éclaire aussi la pression exercée par l'administration Trump sur la Réserve fédérale pour faire baisser les taux, et sa réaction virulente aux appels à ralentir l'IA lancés par Dario Amodei et Sam Altman.

Ce que les taux changent pour investir dans la tech

Pour l'investisseur, la hausse des taux transforme la manière d'aborder le secteur technologique. Pendant des années, la croissance du chiffre d'affaires suffisait à justifier une valorisation. Dans un environnement de taux à 5 %, la structure financière redevient un critère de premier ordre.

Pourquoi la qualité de bilan redevient-elle un critère de sélection ?

La qualité de bilan redevient un critère de sélection parce que les taux deviennent un facteur discriminant au sein même de la tech. Entre les acteurs qui financent leurs capex sur leur trésorerie et ceux qui empruntent ou montent des véhicules de financement dédiés, la hiérarchie des risques se creuse. Une entreprise peu endettée traverse une période de taux élevés sans difficulté ; une entreprise très endettée voit sa rentabilité et parfois sa survie remises en cause. C'est un critère que les marchés avaient fini par oublier.

Quel indicateur surveiller en priorité ?

L'indicateur à surveiller en priorité reste celui des marges. Tant que le déséquilibre entre l'offre et la demande persiste sur les infrastructures d'IA, les vendeurs de pelles et de pioches (fabricants de puces, fournisseurs d'équipements, de réseaux et d'énergie) conservent un pouvoir de fixation des prix élevé. La solidité de ce cycle a été illustrée par les résultats de Nvidia au deuxième trimestre de son exercice 2027.

Le jour où les marges s'effriteront, ou bien où le coût du financement remettra en cause les projets les plus fragiles, la rotation sectorielle s'enclenchera. Nous n'y sommes pas, mais des taux au-dessus de 5 % rapprochent mécaniquement cette échéance. Pour un portefeuille, cela plaide pour privilégier les acteurs dont le modèle ne dépend pas de l'accès au crédit, et pour éviter une concentration excessive sur les maillons les plus endettés de la chaîne de valeur.

Question à se poserCe qu'elle révèle
L'entreprise finance-t-elle ses capex sur sa trésorerie ?Sa résistance à des taux durablement élevés
Quelle part du résultat d'exploitation absorbent les intérêts ?Sa marge de sécurité en cas de ralentissement
Quand arrivent ses prochaines échéances de refinancement ?Son exposition aux nouvelles conditions de marché
Ses marges résistent-elles à la hausse des coûts ?Son pouvoir de fixation des prix

FAQ – Taux d'intérêt et financement de l'IA

Comment les entreprises financent-elles les data centers d'IA ?

Les entreprises financent les data centers d'IA de deux manières. Les hyperscalers comme Microsoft, Alphabet, Amazon ou Meta s'appuient d'abord sur les free cash flows de leurs métiers historiques, complétés par des émissions obligataires. Les acteurs spécialisés comme CoreWeave reposent presque entièrement sur la dette, souvent gagée sur les puces qu'ils achètent.

Pourquoi la hausse des taux menace-t-elle certains acteurs de l'IA ?

La hausse des taux menace surtout les acteurs de l'IA fortement endettés, car ils paient le taux sans risque plus une prime de risque élevée. Avec un 10 ans américain au-dessus de 5 %, leur coût de financement peut dépasser 10 %. Un projet n'est viable que si son rendement dépasse nettement ce coût, ce qui devient difficile pour les infrastructures les plus exposées.

Qu'est-ce qu'un spread de crédit ?

Un spread de crédit est l'écart entre le taux auquel emprunte une entreprise et le taux sans risque de référence, généralement celui de l'État. Il mesure la prime que les investisseurs exigent pour compenser le risque de défaut de l'emprunteur. Plus l'entreprise est fragile ou endettée, plus son spread est élevé.

À quel taux CoreWeave a-t-il emprunté en 2026 ?

CoreWeave a emprunté 2,6 milliards de dollars à un rendement supérieur à 10 % début août 2026. Les investisseurs avaient refusé les conditions initiales et exigé des protections contractuelles inédites depuis une dizaine d'années sur ce marché. La charge d'intérêts de l'entreprise absorbe près de la moitié de son excédent d'exploitation.

La Chine a-t-elle un avantage dans la course à l'IA grâce à ses taux bas ?

La Chine dispose d'un avantage financier dans la course à l'IA. Son taux à 10 ans de 1,68 % lui offre plus de 3 points d'écart de coût du capital avec les États-Unis, et son énergie est moins chère grâce au solaire. Les États-Unis gardent en revanche l'avantage technologique, notamment grâce aux restrictions d'export des puces Nvidia les plus avancées.

Comment investir dans la tech quand les taux sont élevés ?

Investir dans la tech quand les taux sont élevés suppose de replacer la qualité de bilan au centre de la sélection. Les entreprises qui financent leurs investissements sur leur trésorerie résistent mieux que celles qui dépendent du crédit. L'évolution des marges reste l'indicateur clé pour anticiper une éventuelle rotation sectorielle.

Cet article est publié à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé, ni une recommandation d'achat ou de vente sur les valeurs citées. Les données chiffrées reflètent la situation à la mi-septembre 2026. Pour évaluer l'exposition de votre portefeuille au secteur technologique, nous vous recommandons de consulter un conseiller en gestion de patrimoine.

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