LE GROUPE

MÉTHODE

ÉQUIPE

Partners

Media

a

LE GROUPE

Expertises

MÉTHODE

ÉQUIPE

Media

partners

Ingefii Media

Placements et dette publique : risque d’État ou risque de taux réel

Protéger son épargne face à la dette publique consiste à identifier les deux risques distincts qu'un ajustement budgétaire fait peser sur un patrimoine : le risque d'État, fiscal et réglementaire, et le risque de taux réel négatif, monétaire. Le premier dit où être investi. Le second dit dans quoi.

Quel que soit le chemin emprunté par la France, rabotage lent, austérité imposée ou relance monétaire, une partie de l'ajustement sera prélevée sur l'épargne. Seule la forme change : impôt, blocage ou érosion monétaire. La plupart des épargnants ne traitent qu'un des deux risques, souvent sans le savoir.

Nous posons ici la grille des deux risques, l'ordre probable de passage du fisc, deux corrections sur l'or et les actions, puis un passage en revue placement par placement. L'objectif n'est pas de dire quoi acheter ou éviter, mais de mesurer le niveau d'exposition de chaque actif.

Source : cet article est tiré d'une interview avec Chauncey Schmitt, Directeur de la Gestion Privée chez Ingefii, cabinet de gestion de patrimoine à Bordeaux, dans l'épisode « Les conséquences sur les placements des Français » du podcast Ingefii.

Points clés à retenir

  • Deux risques, deux réponses : le risque d'État frappe tout ce qui est en juridiction française et se traite par l'enveloppe et le lieu. Le risque de taux réel frappe toute promesse de remboursement en euros et se traite par la nature de l'actif.
  • L'immobilier protège, avec un bémol : en 2022, l'indice de référence des loyers a été plafonné à 3,5 % alors que l'inflation dépassait 5 %. Une indexation accordée par l'État peut être reprise par l'État.
  • Le cash est le seul placement où l'on est sûr de perdre : rendement nul face à une inflation positive, c'est une perte de pouvoir d'achat certaine chaque année, sans volatilité pour la signaler.
  • L'or ne suit pas l'inflation : entre 1980 et 2000, l'inflation américaine a été positive chaque année et l'or a perdu les deux tiers de sa valeur. Il couvre la perte de confiance monétaire, rien d'autre.
  • Le vrai pricing power est arraché au marché : celui qui dépend d'un contrat avec la puissance publique (concessions, énergie régulée, prix administrés) est le premier raboté.
  • Le crédit à taux fixe est l'oublié des listes : ni taxable, ni blocable, ni révisable, il gagne dans le scénario inflationniste et reste indolore en japonisation.

Deux risques qui posent deux questions différentes

Qu'est-ce que le risque d'État ?

Le risque d'État désigne la possibilité que l'État vienne chercher une partie de l'épargne, par l'impôt ou par la règle. C'est le même mouvement sous deux formes : une hausse de fiscalité d'un côté, une contrainte réglementaire de l'autre, comme un plafonnement de loyers ou un blocage de liquidité. Il frappe tout ce qui se trouve en juridiction française, y compris les actifs réels.

Il ne se combat que par l'enveloppe et par le lieu : dans quel contenant l'actif est-il logé, et sous quel droit ?

Qu'est-ce que le risque de taux réel négatif ?

Le taux réel est le rendement d'un placement diminué de l'inflation. Il devient négatif quand l'inflation dépasse le rendement nominal. Chauncey Schmitt le décrit simplement : l'épargnant est remboursé en euros, mais en euros qui achètent moins de choses. On perd de l'argent sans jamais voir la ligne baisser sur le relevé.

Ce risque frappe toute promesse de remboursement en euros, quelle que soit l'enveloppe qui la contient et quelle que soit la nationalité de l'émetteur. Il ne se combat que par la nature de l'actif. Notre article sur le taux réel comme seule métrique qui protège vraiment l'épargne en détaille le calcul.

Pourquoi traiter le risque d'État en premier ?

L'ordre compte. Avant toute relance monétaire et tout débasement de la monnaie, ce qui arrive en premier, c'est l'austérité. Et l'austérité, c'est l'État. Les scénarios de sortie de la dette, détaillés dans notre analyse du TPI de la BCE et de son prix politique, montrent que la relance monétaire ne vient qu'après la consolidation, et seulement si l'inflation recule.

Risque d'ÉtatRisque de taux réel négatif
NatureFiscal et réglementaireMonétaire et de marché
Ce qu'il frappeTout ce qui est en juridiction françaiseToute promesse de remboursement en euros
Question poséeOù être investi ?Dans quoi être investi ?
ParadeL'enveloppe et le lieuLa nature de l'actif
CalendrierImmédiat, déjà en coursConditionnel, en bout de chaîne

L'ordre probable de passage du fisc

Quel critère guide le choix des bases taxées ?

Le critère n'est pas le rendement de la mesure, c'est sa facilité technique rapportée à son coût politique. Une base immobile, déjà inventoriée et qui touche peu d'électeurs sera visée avant une base mobile, dispersée et largement partagée. Chauncey Schmitt le souligne : dès que l'on touche aux revenus du patrimoine, une hausse passe plus facilement qu'une hausse de TVA qui concerne tout le monde.

Dans quel ordre les placements sont-ils exposés ?

L'immobilier locatif vient en tête : il est immobile, cadastré, et les bailleurs sont minoritaires dans la population. Viennent ensuite les revenus et plus-values financiers, déjà prélevés à la source : relever le prélèvement forfaitaire unique est une simple ligne de loi de finances, sans administration à créer. Le PFU est d'ailleurs passé de 30 % à 31,4 % au 1er janvier 2026 par la hausse de la CSG.

L'assurance-vie suit, avec un encours connu et une fiscalité déjà segmentée par ancienneté et par seuil : le rabot est déjà outillé. L'or physique détenu hors circuit ferme la marche, puisqu'il n'est pas inventorié et n'est atteignable qu'à la revente.

RangBasePourquoi elle est facile à atteindre
1Immobilier locatifImmobile, cadastré, bailleurs minoritaires
2Revenus et plus-values financiersPrélevés à la source, PFU relevable par une ligne de loi
3Assurance-vieEncours connu, fiscalité déjà segmentée
4Or physique hors circuitNon inventorié, taxé seulement à la revente

Deux corrections sur l'or et les actions

L'or protège-t-il de l'inflation ?

Non, pas directement. Entre 1980 et 2000, l'inflation américaine a été positive chaque année, et l'or a perdu environ les deux tiers de sa valeur. Son moteur, ce sont les taux réels et la confiance dans les institutions monétaires. L'or n'est pas un pari sur l'inflation, c'est un pari sur la fonction de réaction de la banque centrale. Il couvre précisément le scénario de dominance budgétaire, où la banque centrale laisse filer l'inflation pour alléger la dette, et rien d'autre.

Les actions protègent-elles de l'inflation ?

Oui, mais pas tout de suite. Sur dix ans et plus, les actions battent l'inflation, c'est un résultat robuste. Sur les douze à vingt-quatre mois où le régime d'inflation change, elles la subissent, parce que le taux d'actualisation monte avant que les prix de vente des entreprises ne suivent. L'année 2022 en est le dernier exemple.

Qu'est-ce qu'un faux pricing power ?

Le pricing power désigne la capacité d'une entreprise à répercuter la hausse de ses coûts sur ses prix sans perdre ses clients. Il existe un faux pricing power : celui qui est concédé par la puissance publique. Concessions, énergie régulée, santé et pharmacie sous prix administrés, logement social, transport conventionné : leur formule d'indexation est un paramètre politique, exactement comme l'indice de référence des loyers.

En période d'austérité, ce sont les premiers rabotés, parce que raboter une formule d'indexation ne s'appelle pas augmenter les impôts. Une indexation accordée par l'État peut être reprise par l'État.

Qu'est-ce qu'un vrai pricing power ?

Le vrai pricing power est arraché au marché : marque forte, coût de changement élevé pour le client, position d'oligopole, brevets, logiciel, luxe, industriels de niche. Le prix se décide entre l'entreprise et son client, et aucun décret ne s'y interpose.

Faut-il se méfier des sociétés françaises ?

Chauncey Schmitt invite à être très sélectif. Une politique de hausse des recettes passe aussi par la fiscalité des sociétés, et l'exemple est sous nos yeux : la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, présentée comme temporaire, a été reconduite. Ce qui est créé comme temporaire devient structurel quand le déficit ne se résorbe pas. Un impôt sur les sociétés durablement rehaussé réduit le bénéfice net, et une conjoncture récessive pèse en même temps sur le chiffre d'affaires. Le sujet ne concerne pas seulement les actions cotées, mais toutes les entreprises françaises.

Immobilier, livrets et cash face aux deux risques

L'immobilier locatif est-il protégé ?

Face au risque d'État, l'immobilier locatif est le plus exposé de tous : fiscalité des revenus fonciers, prélèvements sociaux, IFI, et obligations liées au DPE qui imposent une dépense sans lever d'impôt. Chauncey Schmitt juge cette fiscalité déjà assez confiscatoire, et une nouvelle hausse parfaitement envisageable.

Face au risque de taux réel, l'immobilier est en théorie protégé : c'est un actif réel, les loyers sont indexés, et les périodes de forte inflation des Trente Glorieuses se sont accompagnées d'une hausse des prix immobiliers. Mais en 2022, l'État a plafonné l'indice de référence des loyers à 3,5 % alors que l'inflation dépassait 5 %. Ce n'était pas une mesure fiscale, c'était un contrôle des prix, et c'est pour cela que la démonstration porte : l'indexation d'un actif réel est révocable par décret.

Qui gagne dans l'immobilier en cas d'inflation ?

Ceux qui ont acheté à crédit à taux fixe. Si la monnaie se déprécie, le poids réel des mensualités diminue d'année en année, d'autant plus si les revenus suivent l'inflation. Chauncey Schmitt rappelle que l'emprunt à taux fixe, largement majoritaire en France, est une chance. C'est aussi l'un des arguments développés dans notre article sur l'achat immobilier comptant qui passe à côté du levier.

Les livrets réglementés sont-ils un placement sûr ?

Les livrets réglementés sont le véhicule de répression financière par excellence, et il fonctionne déjà. Le taux du Livret A est fixé par arrêté, avec une dérogation possible à sa propre formule, par l'autorité qui a intérêt à le maintenir bas. Les fonds sont centralisés à la Caisse des Dépôts, donc déjà fléchés vers le financement public. En 2022 et 2023, le livret a servi un rendement très inférieur à l'inflation. C'est un constat historique, pas une prédiction.

Laisser son argent sur un compte courant est-il risqué ?

Le compte courant a un rendement nul, donc une perte réelle maximale dès que l'inflation est positive. Il est peu exposé au risque fiscal, car il n'y a rien à taxer sur zéro. C'est aussi le seul actif de cette liste où le risque de contrepartie bancaire est direct : la garantie des dépôts couvre 100 000 euros par personne et par établissement.

Chauncey Schmitt insiste sur le réflexe à changer : ne pas raisonner avec le montant affiché, mais en pouvoir d'achat. Avoir 20 000 euros sur son compte rassure, mais si le coût de la vie progresse de 3 à 5 % par an, cette somme s'érode. C'est le seul placement où l'on est sûr de perdre, et c'est celui que l'on choisit quand on a peur de perdre. Le cabinet rencontre régulièrement des particuliers et des entreprises qui laissent des dizaines, voire des centaines de milliers d'euros en compte : même quand une liquidité immédiate est nécessaire, des solutions de trésorerie existent.

Enveloppes financières : assurance-vie, compte-titres, PEA

Le fonds en euros est-il à fuir ?

Non. Le fonds en euros est exposé aux deux risques, plus un troisième qui lui est propre, mais il n'y a pas lieu de le fuir. Les assureurs ont reconstitué depuis 2023 une poche obligataire à 3 ou 4 %, et le rendement servi va continuer de monter mécaniquement pendant trois à quatre ans. Son risque spécifique n'est pas un risque de prix, c'est un risque de course aux rachats, pour lequel le dispositif de blocage de la loi Sapin 2 a été conçu. Ce point, ainsi que la question de l'antériorité fiscale, sont détaillés dans notre article sur l'assurance-vie face à la dette, entre Sapin 2 et contrat luxembourgeois.

Les unités de compte règlent-elles le problème ?

Les unités de compte en contrat français règlent le risque de taux réel, puisque l'épargnant choisit le sous-jacent. Elles ne règlent pas le risque d'État : le texte de la loi Sapin 2 permet de suspendre les rachats et les arbitrages sur l'ensemble du contrat, unités de compte comprises.

Que change l'assurance-vie luxembourgeoise ?

Le contrat luxembourgeois règle la partie réglementaire du risque d'État, puisque le dispositif français de blocage ne s'y applique pas, ainsi que le risque de contrepartie de l'assureur. Il ne règle pas la partie fiscale : un résident fiscal français est imposé en France selon les mêmes règles. Il ne règle pas non plus le risque de taux réel par lui-même : c'est un contenant qui permet les bonnes couvertures, pas une couverture.

Le compte-titres est-il mieux protégé que l'assurance-vie ?

Sur la poche espèces, aucun blocage n'est possible, car il n'existe pas d'équivalent du dispositif applicable à l'assurance-vie. La garantie reste plafonnée à 100 000 euros, et la fiscalité est relevable d'un trait de plume puisqu'elle est prélevée à la source.

Sur les titres eux-mêmes, un point est sous-estimé : ils sont mieux protégés que les espèces du même compte. Ils sont détenus en conservation, ségrégués, hors du bilan de l'établissement teneur de compte, et ils appartiennent au client. Le compte-titres est aussi le seul contenant qui permet d'être réellement investi hors zone euro sans contrainte géographique. En contrepartie, la fiscalité française s'applique pleinement, sans enveloppe.

Et le PEA ?

Le PEA offre un avantage fiscal réel, mais c'est une enveloppe française plafonnée qui oblige à être investi principalement dans la zone dont on discute la solvabilité. Il se situe donc à mi-chemin sur l'échelle des deux risques.

Obligations, or et crédit à taux fixe

Les obligations sont-elles un placement prudent ?

Une OAT 10 ans rapporte environ 4,5 % pour une inflation autour de 1,3 %, soit environ 3 points de rendement réel. Historiquement, c'est attractif. Le problème n'est pas le rendement, c'est l'asymétrie : on est payé 3 % réels pour porter un risque dont le mauvais scénario, une inflation durable, peut coûter 25 à 30 % en termes réels.

La vraie distinction est la duration. Une obligation courte, de deux à trois ans, permet d'encaisser le rendement sans porter le pari. Une obligation longue est un pari pur sur la japonisation contre l'inflation. L'obligation longue n'est pas un placement prudent, c'est une prise de position macroéconomique, et la plupart de ceux qui en détiennent ne le savent pas.

Quelle place pour l'or dans cette grille ?

L'or couvre le seul risque de taux réel, et seulement dans sa version taux réels négatifs et perte de confiance monétaire. Sur le risque d'État, la distinction qui compte n'est pas l'or face aux autres actifs, c'est l'or physique détenu hors système bancaire face à l'or papier, qui reste un actif financier ordinaire. Son avantage est d'être taxé à la sortie et non à la détention, contrairement à l'immobilier. Sa contrepartie est qu'il ne produit rien, donc qu'il coûte son portage. Notre article sur la place de l'or dans une allocation patrimoniale précise ce rôle de couverture.

Pourquoi le crédit à taux fixe est-il une protection ?

Le crédit à taux fixe est l'oublié de toutes les listes, parce que c'est un passif et non un placement. Il n'est ni taxable, ni blocable, ni révisable : aucune loi ne peut en relever le taux rétroactivement. Il gagne dans le scénario inflationniste, puisque la dette réelle diminue, et il reste indolore en japonisation.

L'État se débase par l'inflation. Le ménage endetté à taux fixe fait exactement la même opération, sur son propre bilan.

La synthèse par nombre de risques subis

Niveau d'expositionPlacements concernésCommentaire
Deux risques, pleinementFonds en euros en contrat français, immobilier locatifJuridiction française et promesse en euros ou indexation révocable
Un risque et demiLivrets, compte courant, UC en contrat français, PEAExposition partielle selon l'enveloppe ou la zone d'investissement
Un risqueCompte-titres en titres internationaux, or physique, contrat luxembourgeois investi hors zone euroLe risque fiscal français demeure
Aucun, et même l'inverseCrédit à taux fixeGagne en inflation, neutre en japonisation

Faut-il tout basculer vers la dernière catégorie ?

Non, et la limite doit être posée clairement. Personne ne peut ni ne doit être entièrement dans la dernière catégorie. On vit en euros, on dépense en euros, on a des engagements en euros. Et le scénario d'austérité choisie, dans lequel l'épargne française serait le bon pari, existe. Il s'agit de corriger une asymétrie, pas de sortir d'un pays.

Quelle question se poser pour son propre patrimoine ?

La question n'est pas de deviner lequel des scénarios arrivera. C'est de savoir si son épargne est placée là où la forme de l'ajustement importe peu. Chauncey Schmitt conclut l'épisode sur un appel à ne pas être un acteur passif : dresser le constat, épargner régulièrement pour sa retraite par ses propres moyens, et ne pas compter sur les gouvernements successifs pour inverser la trajectoire.

Pour rester honnête jusqu'au bout : si une majorité stable engageait l'austérité choisie avant d'y être forcée, les taux se détendraient, le rendement réel resterait positif, et l'épargnant ne serait pas la variable d'ajustement. C'est la seule issue où il n'y a rien à faire. C'est aussi la moins probable. Pour mesurer l'exposition de son propre patrimoine aux deux risques, un bilan avec un cabinet de gestion de patrimoine à Bordeaux permet de raisonner par niveaux d'exposition plutôt que par produits.

FAQ : protéger son épargne face à la dette publique

Comment protéger son épargne face à la dette de la France ?

Protéger son épargne face à la dette publique suppose de traiter deux risques distincts. Le risque d'État, fiscal et réglementaire, se traite par le choix de l'enveloppe et de la juridiction. Le risque de taux réel négatif se traite par la nature des actifs détenus. La plupart des épargnants n'en traitent qu'un seul. L'objectif est de réduire l'asymétrie d'exposition, pas de sortir totalement des actifs français.

L'immobilier protège-t-il contre l'inflation ?

L'immobilier protège en théorie contre l'inflation, car c'est un actif réel dont les loyers sont indexés. Mais cette protection est révocable : en 2022, l'indice de référence des loyers a été plafonné à 3,5 % alors que l'inflation dépassait 5 %. L'immobilier locatif est en outre la base la plus exposée à une hausse de fiscalité, car elle est immobile et cadastrée.

Est-ce risqué de garder beaucoup d'argent sur un compte courant ?

Garder beaucoup d'argent sur un compte courant garantit une perte de pouvoir d'achat dès que l'inflation est positive, puisque le rendement est nul. La garantie des dépôts couvre 100 000 euros par personne et par établissement. Au-delà, le risque de contrepartie bancaire est direct. Il est préférable de raisonner en pouvoir d'achat plutôt qu'en montant affiché.

L'or est-il une bonne protection contre l'inflation ?

L'or n'est pas une protection directe contre l'inflation. Entre 1980 et 2000, l'inflation américaine a été positive chaque année et l'or a perdu environ les deux tiers de sa valeur. Son moteur est le niveau des taux réels et la confiance dans les banques centrales. Il couvre surtout le scénario où la banque centrale laisse filer l'inflation pour alléger la dette publique.

Pourquoi un crédit à taux fixe protège-t-il en période d'inflation ?

Un crédit à taux fixe protège en période d'inflation parce que sa mensualité reste identique alors que la valeur réelle de la monnaie diminue. Le poids réel de la dette baisse d'année en année, surtout si les revenus suivent l'inflation. Aucune loi ne peut relever rétroactivement son taux, et il ne peut être ni taxé ni bloqué.

Les obligations d'État françaises sont-elles un placement sûr en 2026 ?

Les obligations d'État françaises offrent un rendement réel attractif en 2026, avec une OAT 10 ans autour de 4,5 % pour une inflation proche de 1,3 %. Le risque tient à la duration : une obligation longue est un pari sur l'absence d'inflation durable, dont le mauvais scénario peut coûter 25 à 30 % en termes réels. Une duration courte, de deux à trois ans, limite cette exposition.

Cet article est publié à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé ni une recommandation d'achat ou de vente d'un placement. Il présente des niveaux d'exposition à des risques, qui dépendent de la situation de chacun. Pour toute situation spécifique, nous vous recommandons de consulter un conseiller en gestion de patrimoine.

Échanger avec un conseiller Ingefii
★★★★★
5/5 sur 93 avis Google
Lire les avis
Confidentiel · sans engagement · réponse sous 24h

Nos lecteurs ont lu ensuite