La renonciation à succession au profit des petits-enfants est le mécanisme par lequel un héritier refuse la part qui lui revient, laquelle est alors recueillie par ses propres enfants par l'effet de la représentation. L'héritier renonçant ne donne rien, ne paie aucun droit de donation, et fait descendre le patrimoine d'une génération en une seule opération.
Ce mécanisme répond à une situation devenue banale. On hérite aujourd'hui de ses parents autour de 60 ans, parfois plus tard. À cet âge, la résidence principale est payée, la carrière est faite, et les besoins de trésorerie sont limités. Pendant ce temps, la génération suivante, celle des 30 à 40 ans, se trouve exactement au moment de la vie où un apport change tout : premier achat immobilier, création d'entreprise, rachat de parts.
Cet article explique le fonctionnement juridique de la renonciation, le traitement fiscal des abattements en cas de représentation, les situations où l'opération est manifestement favorable et celles où elle ne l'est pas, ainsi que les erreurs à éviter avant de signer.
Source : cet article est tiré d'une interview avec Maître Adrien Chambrey, notaire, et Chauncey Schmitt, Directeur de la Gestion Privée chez Ingefii, dans l'épisode « Que faire après un décès : le parcours complet expliqué par un notaire » du podcast Ingefii.
Points clés à retenir
- La renonciation fait jouer la représentation : depuis la loi du 23 juin 2006, les descendants du renonçant viennent à sa place dans la succession, ce qui n'était pas le cas auparavant.
- L'abattement de 100 000 € suit la souche : les petits-enfants qui représentent leur parent renonçant se partagent l'abattement de 100 000 € dont celui-ci aurait bénéficié, et non l'abattement de 31 865 € applicable en ligne grand-parent vers petit-enfant.
- La renonciation n'est pas une donation : elle ne coûte aucun droit de mutation supplémentaire et n'entame pas les abattements disponibles pour les donations futures du renonçant.
- Elle évite un double frottement fiscal : encaisser un capital dont on n'a pas besoin l'alourdit dans sa propre succession, où il sera taxé une seconde fois.
- Elle est irrévocable en pratique : la renonciation ne peut être rétractée que dans des conditions strictes, tant que la succession n'a pas été acceptée par un autre héritier et dans le délai de dix ans.
Sommaire
- Pourquoi hériter à 60 ans pose un problème patrimonial
- Comment fonctionne la renonciation avec représentation
- Le traitement fiscal : l'abattement suit la souche
- Le coût caché de l'héritage dont on n'a pas besoin
- Renonciation ou donation : quel outil pour quel objectif
- Les cas où la renonciation est une mauvaise idée
- La procédure et le calendrier à respecter
- FAQ – Renoncer au profit de ses petits-enfants
Pourquoi hériter à 60 ans pose un problème patrimonial
Un décalage de calendrier entre les générations
L'allongement de l'espérance de vie a déplacé l'âge de l'héritage. Un décès survenant autour de 85 ou 90 ans laisse des enfants de 55 à 65 ans, qui ont déjà constitué leur patrimoine, remboursé leur crédit et sécurisé leur retraite. L'héritage arrive donc au moment de la vie où son utilité marginale est la plus faible.
À l'inverse, la génération suivante est en pleine phase d'accumulation. Ce sont les 30 à 40 ans qui font face à des besoins de capital immédiats : apport pour une résidence principale dans un marché où les conditions de financement se sont durcies, rachat de parts sociales, financement d'un projet entrepreneurial. Ce décalage structurel entre le moment où le capital se libère et le moment où il serait utile est l'un des grands sujets patrimoniaux de la décennie, comme le montrent les projections démographiques françaises à horizon 2070 et leur effet sur les patrimoines.
L'ampleur du transfert en cours
Le phénomène ne relève pas du cas particulier. Le transfert de richesse intergénérationnel en cours en France est estimé à environ 9 000 milliards d'euros, soit près de trois fois le produit intérieur brut annuel du pays, avec un rythme de l'ordre de 650 milliards d'euros par an jusqu'en 2040. La composition de ce patrimoine est très majoritairement immobilière, de l'ordre de 60 à 65 %.
Cela signifie que des millions de foyers vont, dans les quinze prochaines années, se poser exactement la même question : que faire d'un capital dont on n'a pas l'usage, reçu à un âge où l'on prépare déjà sa propre transmission ?
La réponse intuitive est souvent la plus coûteuse
La réaction spontanée consiste à accepter la succession, encaisser, puis envisager de donner plus tard à ses enfants. Cette séquence fonctionne, mais elle fait passer le patrimoine par deux taxations successives et immobilise le capital pendant des années. La renonciation permet d'obtenir le même résultat en une seule opération et sans coût additionnel, à condition d'y penser avant d'avoir accepté.
Comment fonctionne la renonciation avec représentation
Qu'est-ce que la représentation du renonçant ?
La représentation est le mécanisme par lequel les descendants d'un héritier viennent prendre sa place dans la succession, en recueillant la part qui lui serait revenue. Elle joue historiquement en cas de prédécès : si un enfant est mort avant son parent, ses propres enfants héritent à sa place.
La loi du 23 juin 2006 a étendu ce mécanisme à l'héritier renonçant. C'est un changement de logique majeur : avant cette réforme, renoncer signifiait que sa part accroissait celle des autres héritiers de même rang, et non qu'elle descendait vers ses propres enfants. Beaucoup de personnes raisonnent encore avec l'ancienne règle, ce qui explique pourquoi la renonciation stratégique reste peu connue du grand public.
Ce que reçoivent concrètement les petits-enfants
Les représentants recueillent la part du renonçant et se la partagent entre eux, par souche. Si le défunt laisse deux enfants et que l'un renonce en ayant lui-même trois enfants, la succession se partage toujours en deux moitiés : une moitié pour l'enfant acceptant, et une moitié divisée en trois pour les petits-enfants de la souche renonçante.
La renonciation n'est donc pas un moyen de modifier les équilibres entre branches familiales. Elle fait descendre une part d'un cran dans une souche donnée, sans avantager cette souche par rapport aux autres.
Le renonçant est réputé n'avoir jamais été héritier
Juridiquement, celui qui renonce est considéré comme n'ayant jamais eu la qualité d'héritier. Il ne reçoit rien, ne doit rien au titre des dettes de la succession, et n'a aucun droit de regard sur ce que deviennent les biens transmis à ses enfants. Ce dernier point mérite d'être pesé sereinement, car il constitue la vraie limite de l'opération : le patrimoine transmis appartient pleinement aux petits-enfants, y compris s'ils sont jeunes majeurs.
Le traitement fiscal : l'abattement suit la souche
Quel abattement s'applique aux petits-enfants représentants ?
C'est le point technique décisif, et celui que la plupart des familles ignorent. En présence de représentation, l'abattement dont bénéficiait l'héritier renonçant est divisé entre ses représentants. Les petits-enfants ne se voient donc pas appliquer l'abattement de 31 865 € normalement applicable entre grand-parent et petit-enfant : ils se partagent l'abattement de 100 000 € qui aurait bénéficié à leur parent.
| Situation | Abattement applicable | Répartition |
|---|---|---|
| Enfant héritant de son parent | 100 000 € | Par enfant |
| Petit-enfant recevant une donation de son grand-parent | 31 865 € | Par petit-enfant et par grand-parent |
| Petits-enfants représentant leur parent renonçant | 100 000 € | Divisé entre les représentants de la souche |
Un exemple chiffré
Prenons un défunt laissant 400 000 € et deux enfants. L'un accepte, l'autre renonce et a trois enfants.
L'enfant acceptant reçoit 200 000 €, applique son abattement de 100 000 € et se voit taxé sur 100 000 € selon le barème en ligne directe. Les trois petits-enfants se partagent les 200 000 € restants, soit environ 66 667 € chacun, et se partagent l'abattement de 100 000 € de leur parent, soit environ 33 333 € chacun. Chacun d'eux est donc taxé sur environ 33 334 €, dans les premières tranches du barème.
Sans renonciation, le second enfant aurait été taxé sur 100 000 € au barème, aurait conservé un capital dont il n'a pas l'usage, et ce capital serait retaxé à son propre décès. La renonciation évite ce second passage, ce qui constitue son intérêt principal.
Un abattement qui reste disponible pour l'avenir
La renonciation n'est pas une libéralité. Elle ne consomme aucun abattement de donation du renonçant vis-à-vis de ses propres enfants et ne s'impute sur aucun compteur. Le renonçant conserve donc l'intégralité de sa capacité à transmettre par la suite, notamment via le don familial de sommes d'argent de 31 865 € et ses conditions de cumul, ou par une donation classique renouvelable tous les quinze ans.
Le coût caché de l'héritage dont on n'a pas besoin
La double taxation par accumulation
Accepter un capital dont on n'a pas l'usage a un coût différé rarement calculé. Le capital reçu vient s'ajouter à un patrimoine déjà constitué. Il ne sera pas consommé. Il sera transmis une seconde fois au décès du bénéficiaire, et taxé une seconde fois, à un taux marginal cette fois plus élevé puisqu'il s'empile sur le patrimoine préexistant.
Le barème des droits de succession en ligne directe étant progressif, chaque euro supplémentaire hérité est taxé au taux marginal atteint par la masse totale, et non au taux moyen. Un héritage accepté par confort peut donc être taxé une première fois à 20 %, puis une seconde fois à 30 % ou davantage dans la succession suivante.
Le déclenchement involontaire de l'IFI
Le second effet est souvent découvert trop tard. L'impôt sur la fortune immobilière se déclenche à partir de 1 300 000 € de patrimoine immobilier net taxable au 1er janvier. Un héritier déjà propriétaire de sa résidence principale et d'une maison secondaire qui recueille deux biens supplémentaires peut franchir ce seuil sans l'avoir anticipé.
Ce risque est d'autant plus réel que la valeur retenue au décès est la valeur vénale actuelle, souvent très éloignée du prix d'acquisition historique. Un chalet acheté 2 000 € le mètre carré par une grand-mère et valant aujourd'hui 15 000 € le mètre carré entre dans le patrimoine à sa valeur actuelle. La question de l'évaluation d'un bien immobilier dans la déclaration de succession devient alors centrale, car elle détermine à la fois les droits payés et le seuil d'entrée dans l'IFI.
Le coût d'opportunité pour la génération suivante
Le dernier coût est le moins visible et souvent le plus élevé. Un capital immobilisé pendant vingt ans dans le patrimoine d'un héritier qui n'en a pas l'usage est un capital qui n'a pas servi à financer l'apport d'un premier achat, la création d'une entreprise ou le rachat de parts au moment où ces opérations étaient possibles. La valeur d'un euro transmis n'est pas la même à 35 ans et à 60 ans.
Renonciation ou donation : quel outil pour quel objectif
Deux mécanismes que l'on confond souvent
La renonciation intervient après le décès et porte sur une part successorale que l'on n'a pas encore reçue. La donation transgénérationnelle intervient du vivant et porte sur un patrimoine dont on est déjà propriétaire. Les deux font descendre le patrimoine d'une génération, mais ne s'utilisent pas au même moment ni pour les mêmes raisons.
| Critère | Renonciation avec représentation | Donation-partage transgénérationnelle |
|---|---|---|
| Moment | Après le décès du grand-parent | Du vivant du donateur |
| Objet | Part successorale non encore reçue | Biens appartenant au donateur |
| Abattement | Celui du renonçant, divisé entre représentants | Selon le lien avec le donateur |
| Choix des biens attribués | Non, la part suit la souche | Oui, allotissement organisé |
| Réversibilité | Très encadrée | Irrévocable par principe |
Quand privilégier la donation
La donation garde un avantage décisif : elle permet de choisir quels biens vont à qui, et donc d'organiser une répartition équilibrée entre les branches. La renonciation, à l'inverse, ne permet aucun pilotage : la part descend telle quelle. Lorsque l'objectif est d'attribuer un bien précis à un descendant précis, ou de figer des valeurs pour éviter des contestations ultérieures, les outils du vivant restent supérieurs. C'est notamment l'intérêt de la donation transgénérationnelle organisée au profit des petits-enfants, qui permet d'allotir précisément chaque bénéficiaire.
Quand la renonciation s'impose
La renonciation est l'outil pertinent lorsque le décès est survenu, que la succession est bénéficiaire, que l'héritier n'a pas besoin des fonds et que ses propres enfants sont majeurs et en capacité de gérer ce qu'ils reçoivent. Elle est particulièrement efficace lorsque l'héritier dispose déjà d'un patrimoine important, où le capital reçu serait taxé au taux marginal le plus élevé lors de sa propre transmission.
Les cas où la renonciation est une mauvaise idée
Quand l'héritier a besoin des fonds
Le premier cas est le plus évident et pourtant le plus mal évalué. Renoncer suppose d'avoir sécurisé sa propre retraite, ses besoins de trésorerie et le financement d'une éventuelle dépendance future. Or les besoins de fin de vie sont précisément le poste que l'on sous-estime le plus. Un héritier de 60 ans en bonne santé peut avoir besoin, quinze ans plus tard, de financer un hébergement dont le coût mensuel dépasse ses revenus.
La règle de prudence consiste à ne renoncer que sur la base d'un bilan patrimonial chiffré, incluant une hypothèse de dépendance, et non sur la base d'un sentiment de confort actuel.
Quand les petits-enfants sont trop jeunes
Recevoir un capital significatif à 18 ou 20 ans n'est pas neutre. Les biens transmis appartiennent pleinement aux petits-enfants, sans aucun droit de regard du renonçant, et sans mécanisme de protection sauf à avoir organisé les choses autrement. Lorsque les descendants sont mineurs, l'administration des biens revient aux représentants légaux, avec les contraintes qui s'y attachent pour les actes de disposition.
Quand la répartition entre branches devient déséquilibrée
La représentation par souche produit un résultat arithmétique qui peut heurter le sentiment d'équité. Un enfant unique qui accepte reçoit sa part entière ; ses cousins issus d'une souche renonçante de quatre enfants se partagent la part de leur parent. À l'échelle des individus, l'écart peut être considérable, alors qu'à l'échelle des souches il est parfaitement égalitaire. Ces situations méritent d'être exposées à toute la famille avant la signature, faute de quoi la renonciation devient une source de conflit plutôt qu'un outil d'optimisation.
Quand la succession n'est pas encore chiffrée
Renoncer suppose de savoir à quoi on renonce. Tant que le notaire n'a pas consolidé l'actif et le passif, la décision se prend en aveugle. Le risque est particulièrement net lorsque le passif comprend des créances sociales, un cas de figure détaillé dans notre article sur le passif caché qu'une succession peut receler et les recherches menées par le notaire.
La procédure et le calendrier à respecter
Comment renonce-t-on concrètement ?
La renonciation est un acte formel. Elle s'effectue soit par déclaration au greffe du tribunal judiciaire du lieu d'ouverture de la succession au moyen du formulaire prévu à cet effet, soit par acte reçu par le notaire chargé du dossier. Dans les deux cas, elle doit être expresse : on ne renonce jamais par simple abstention ou par silence.
En pratique, l'option successorale se matérialise dans un acte signé chez le notaire, qui constate le choix retenu parmi les trois possibles : acceptation pure et simple, acceptation à concurrence de l'actif net, ou renonciation.
Le délai pour décider
L'héritier dispose d'un délai de quatre mois à compter de l'ouverture de la succession pendant lequel nul ne peut le contraindre à opter. Au-delà, il peut être sommé de prendre parti et doit alors répondre dans un délai de deux mois. En l'absence de sommation, la faculté d'opter se prescrit par dix ans.
Ce délai théorique est cependant contraint par le calendrier fiscal, puisque la déclaration de succession doit être déposée dans les six mois du décès. En pratique, la décision se prend donc dans cette fenêtre.
Le piège absolu : l'acceptation tacite
La faculté de renoncer disparaît dès lors que l'héritier a posé un acte manifestant son intention d'accepter. Encaisser des fonds, arbitrer un portefeuille, vendre un bien ou percevoir des loyers ferment définitivement la porte. C'est la raison pour laquelle la question de la renonciation doit être posée au tout début du dossier, avant tout mouvement, et non lorsque le chiffrage fiscal arrive.
Peut-on revenir sur une renonciation ?
La rétractation reste possible tant que la prescription de dix ans n'est pas acquise et à condition que la succession n'ait pas été acceptée entre-temps par un autre héritier, ni recueillie par l'État. En pratique, ces conditions sont rarement réunies : la renonciation doit être considérée comme définitive au moment où on la signe.
FAQ – Renoncer au profit de ses petits-enfants
Peut-on renoncer à une succession au profit de ses enfants ?
Oui. Depuis la loi du 23 juin 2006, l'héritier qui renonce est représenté par ses propres descendants, qui recueillent la part à laquelle il aurait eu droit. Il n'est donc pas nécessaire que le défunt ait rédigé un testament en faveur des petits-enfants. Attention toutefois : on ne choisit pas qui reçoit, la part descend automatiquement vers la souche du renonçant et s'y partage.
Quel abattement s'applique aux petits-enfants en cas de renonciation ?
Les petits-enfants qui représentent leur parent renonçant se partagent l'abattement de 100 000 € dont celui-ci aurait bénéficié, et non l'abattement de 31 865 € applicable entre grand-parent et petit-enfant. Avec trois petits-enfants dans la souche, chacun dispose donc d'environ 33 333 € d'abattement. Ce mécanisme rend la renonciation nettement plus efficace fiscalement qu'un legs direct aux petits-enfants.
La renonciation coûte-t-elle des droits de donation ?
Non. La renonciation n'est pas une libéralité : le renonçant n'a jamais été propriétaire des biens, il n'y a donc aucune transmission entre lui et ses enfants. Seuls des droits de succession sont dus, par les petits-enfants, sur la part qu'ils recueillent directement du défunt. Le renonçant conserve par ailleurs l'intégralité de ses abattements pour ses propres donations futures.
Peut-on renoncer à une partie seulement de la succession ?
Non, l'option successorale est indivisible : on accepte ou on renonce à l'ensemble de sa part, pas à certains biens. Il n'est donc pas possible de conserver la maison de famille et de laisser les liquidités à ses enfants par renonciation partielle. Pour organiser une répartition sur mesure, il faut recourir à d'autres outils, notamment une donation-partage organisée du vivant.
Faut-il renoncer avant ou après avoir connu le montant de la succession ?
Après. La décision suppose de connaître l'actif, le passif et le chiffrage fiscal établis par le notaire, ce qui prend généralement plusieurs semaines. Mais il faut impérativement s'abstenir de tout acte de disposition pendant cette période, car encaisser des fonds ou vendre un bien vaut acceptation tacite et supprime définitivement la faculté de renoncer.
Cet article est publié à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé. Pour toute situation spécifique, nous vous recommandons de consulter un notaire ou un conseiller en gestion de patrimoine.






